Fer la fête du Maka à Yvoir

Fer la fête du Maka à Yvoir

Le Syndicat d'Initiative d'Yvoir a eu le plaisir de vous inviter à sa journée d'animation sur le travail du métal et de la pierre. Tailleurs de pierre et artisans du fer s'étaient donné rendez-vous pour la cinquième édition de «Fer la fête du Maka» à Yvoir le dimanche 3 juillet 2011.

Au 19ème siècle, Yvoir fut le centre d’une importante industrie de fer et comptait jusqu’à 12 forges. Fier de cette période de prospérité et de son patrimoine encore conservé, c'est autour de son MAKA (ancien marteau pilon) et de son parc, que se déroulera cet évènement, le dimanche 3 juillet 2011, de 10h à 18h.
Tout en se promenant dans le parc et le long du Bocq, le public pourra découvrir ces métiers anciens et voir se réaliser devant leurs yeux la taille d'une statue, la création d'un bijou, la fabrication d'une girouette, etc.
Un dîner des charbonniers à la mode Breughel sera également proposé au prix de 12 € dès midi.

 

Découvrez quelques photos de l'édition 2011 :




Découvrez ci-dessous quelques photos de 'Fer' la Fête du Maka

               

                                     

                                     

                                     

                                     

                                     

                                     

               



Les Forges

(balade commentée et didactique sur sites ou système audio MP3) Sur la trace des Maîtres des Forges et leur savoir-FER. L’histoire des maîtres de forges à Yvoir est une saga très riche qui pourrait très certainement faire l’objet d’un scénario haut en couleurs.
C’est le récit de la vraie vie avec ses phases de gloire et d’expansion mais aussi de brutales périodes de récession que nous vous proposons de revivre. Et à chaque fois, l’homme trouva de nouvelles solutions qui conduiront même à façonner bien avant l’heure le transfert du savoir-FER dans l’Europe.

  • Les 4 raisons de l’activité des forges à Yvoir
  • Les techniques du fer (reconstitution d’un ancien maka)
  • Les périodes de prospérités et de récession
  • Les grandes familles des Maîtres de forges
  • Déclin et émigration
  • Evolution des forges
  • Les 12 forges et fenderies

Durée: 2 formules: 1h (piétons centre d’Yvoir) ou 3h (en vélo)
Renseignements et réservations à l’accueil du S.I. Contactez-nous



Voici la description complète des 12 forges d'Yvoir:

Le maka

1. Le Maka: la première forge en aval du Bocq devint une brasserie puis une usine électrique (à partir de 1913), dépôt de brasserie dans les années 1950-60 pour être rasée afin d’accueillir la Salle Omnisports. Seule trace, la batte sur le Bocq qui montre le canal de dérivation.


La Forge Hamaide


2. La forge Hamaide ou Aminthe: Elle était située rue du Blacet, juste en face du four à chaux. Un splendide tilleul se trouve encore là, comme les maîtres de forge en plantaient dans la cour de leurs forges et sur lequel ils plaçaient une potale. L'emplacement de la roue est encore visible à l'arrière du bâtiment. La forge désaffectée en 1870 sera transformée en scierie de marbre et de bois. Un bâtiment en subsiste encore actuellement, transformé en maison d'habitation.



La Forge Gobeau


3. La forge Gobeau et une fenderie: Elle se situait près du château d’Yvoir. Le bâtiment n’existe plus. Une fenderie se trouvait également tout près et qui formait un côté de la cour du château. La fenderie sera démolie en 1864 et la forgette en 1879.


4-5. Les Forges du Redeau: Les deux forges de Redeau sont située au tournant dit de la bascule. S’il y a eu 2 forges en cet endroit on ne peut en localiser qu’une seule bien que l’endroit soit suffisamment étendu pour que deux unités aient trouvé place sur le Bocq ou sa dérivation. Le long bâtiment à droite juste avant ce virage était la maison du maître de forge (voir la façade arrière XVIIIe siècle). Le bâtiment de la forge qui était établie sur une dérivation du Bocq en subsiste encore. On peut encore y voir l’emplacement de la roue. La forge est démolie en 1873 et un moulin à farine est construit sur son emplacement. Ce moulin sera converti en scierie de marbre en 1883. Les bâtiments à front de rue deviendront les bureaux des carrières puis maison d’habitation.


6. Le Marteau Jean: Située à environ 200 mètres en amont de deux précédentes, une partie des bâtiments subsiste toujours. Une partie du bâtiment, avec un arc en plein cintre datée, de 1749 tandis que l’arrière de la forge présente encore des traces de son existence telles le coup d’eau ou le mécanisme de réglage du débit. Elle est transformée en scierie de marbre en 1871.


7. Le Marteau Thomas: Situé à environ 300 mètres en amont du Marteau Jean, il n’en reste rien. Le site fait actuellement partie des carrières d’Yvoir. Les installations ont été rasées dans les années septante.


8. La Forge de la Gayole: L’arrière du bâtiment montre bien l’emplacement de la roue. Elle deviendra scierie de marbre et polissoir en 1874. Elle est intégrée dans le site de la société de transformation Pierres et Marbres d’Yvoir.


9. Le Marteau Jacques (forge d’en haut): 400 mètres en amont, sur le site de l’institut du Sacré Cœur. Il n’en subsiste que le point de départ de la dérivation du Bocq. La forge est transformée en moulin à farine en 1860, en bâtiment rural en 1902, puis en buanderie avec une roue hydraulique en 1914. C’est actuellement l’Institut du Sacré-Cœur qui accueillera tout un temps l’Ecole ménagère.


10-11. Le marteau Feuillen et La Forge Henry: Ces deux forges se situaient sur l’emplacement de l’Institut N-D. de Lourdes. Ne subsiste également que le point de départ de la dérivation du Bocq. Hors d’état de fonctionner à partirde 1730, leur emplacement sera affecté à une huilerie et un moulin à farine en 1844. En 1902,un couvent se crée sur le site et Marie Schacken y ouvre en 1907 une œuvre pour enfantsorphelins. Il est devenu le centre administratif de l’Institut Notre Dame de Lourdes et à présent accueille FEDASIL, la structure de la Croix Rouge d’aide aux réfugiés et demandeurs d’asile.


La Forge de Bauche

12. La Forge de Bauche: Elle se situait à l’endroit de la ferme de Bauche, actuellement transformée en maison d’habitation. On peut encore voir sur le mur la trace de la roue. Elle sera transformée en moulin à huile et moulin à farine qui seront arrêtés en 1893. Le moulin à farine est remis en activité en 1906 pour s’arrêter définitivement en 1946.

Château Dapsens: Ancienne place forte féodale, siège de la seigneurie d’Yvoir. Le premier seigneur connu est Wéry de Corioule, ayant vécu avant 1388. Détruit en 1554 par Henry II (en même temps que Bouvignes et Montaigle) dans la guerre entre le royaume de France et les Pays-Bas espagnols de Charles-Quint. Reconstruit en 1679, il passe aux Montpellier (maître de forges) vers 1688. Il devient propriété de J.B. de Wilmet, autre maître de forge qui l’agrandira, puis acheté par A. Dapsens en 1868, date à laquelle la vallée du Bocq se tourne vers l’exploitation des carrières, ce qui est pour Yvoir et le Bocq une autre histoire d’eau…

Au niveau du rond point: La fenderie du bord de Meuse devint une distillerie entre les deux guerres puis convertit en garage et à présent une quincaillerie. Le fer est resté sur ses terres.

 


     


Nos activités

Nous vous invitons à découvrir les différentes activités que nous proposons durant toute l'année:



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